Présentation

Présentation
Marion.
X années derrière elle, beaucoup devant.
Aime beaucoup lire & écrire.
Préfère les voitures à ses amis.
Mange trop.
Aimez moi comme je suis ou ne m'aimez pas. auquel cas il va falloir faire référence à la petite croix en haut à droite ( X )*






...............................J'écrit.
...............................Je vis.
...............................Laissez moi.
...............................Mon espace.
...............................Mes goûts.
...............................Et tout ce.
...............................Qui me convient.























Avant de fermer, laissez moi vous montrer ce que je vaux.
Il est évident que j'accepte les commentaires et les remarques de tous genre,
mais les insultes anodines ne servent à rien,
ayez le courage de dire qui vous êtes!!


-->Blog perso ° =D ° <--


# Posté le mardi 13 janvier 2009 15:38

Modifié le lundi 02 février 2009 14:29

Comment c'est la mort Sami?

Comment c'est la mort Sami?
Tout ce qui sera raconté par la suite n'a en aucun cas été vécu par ma personne. Cette histoire vient de mon imagination qui souhaite tant se débarrasser de ces souvenirs si prenants et si tristes. Je ne veux plus souffrir à cause de cette cicatrice profonde. Je me suis imaginé un monde merveilleux qui n'existe que dans les cieux.


Marion.




Alors que je me promenais dans un couloir sombre, et si lumineux par endroits, je vis ce que je ne saurais décrire, des ombres, de-ça, de là, telles des revenants, qui cherchaient à me transmettre un message...
Je me sentais bien dans ce couloir étrange. Je n'avais ni peur, ni faim, ni soif. La fatigue ne pouvait me tenir, je dormais déjà profondément. Je vis ensuite un drôle de corridor. Il faut dire ce qui est, il n'était ni sinistre, ni réellement gai. Il était sobre et beau.
Dès que j'y eus posé un peid, une main m'interpella en me disant de ne plus bouger. Alors arrivèrent les défunts que je connaissais et que j'avais tant pleurés : Sami, Thibault, Benjamin, Milouse et Apé! Ils étaient tous réunis en cette pièce. Ensuite, ils firent place à un drôle de personnage, gai et appeurant à la fois. C'était, et je n'en eu aucun doutes, la Mort en personne! Je sentais déjà la chaleur me quitter et les battements de mon coeur ralentirent, quand la voix de Thibault s'éleva pour ne plus en finir :
"Je crois savoir ce que tu ressens, mais la mort n'est que la suite de cette triste et désagréable vie. Tu ne connais sans doutes pas ce qui se passe ici-bas. Oui, tu nous pleures, parcequ'on t'a quitté! c'est normal et je ne peux pas te le reprocher, mais sache que la mort est une délivrance parfois attendue, parfois non. Ici nous ne ressentons ni la faim, ni la soif, ni la fatigue, ni la chaleur, ni le froid, mais surtout nous ne connaissons plus la haine. Ce n'est qu'un vague souvenir : les hommes, les enfants, le femmes, tous! Nous nous aimons car notre mort nous a appris que ces sentiments ne sont qu'une stupide idées des hommes trop vils, trop fourbes et trop cruels. Nous sommes heureux ici.
La Mort est notre amie, et si vous n'en pensez que du mal c'est à cause de votre égoïsme. Elle nous a délivré de cette atroce souffrance qu'est la vie. La Mort aspire à recueillir le plus de personne possibles, pour les soulager, les soulager de toutes ces pressions que vous vous infligez par plaisir. La vie n'est, certes, pas que ces souffrances longues et inutiles, mais elle est aussi heureuse et parfois même exaltante!
Tu es jeune. Tu as un bel avenir qui se trace devant toi. Alors, la mort, par respect pour ton arrière-grand-père, te laisse la vie sauve. Profites-en réellement car si elle ne te sait pas assez heureuse, si elle te voit souffrir, elle fera à son tour souffrir ton entourage, et toi, tu nous rejoindras pour une éternité.
La Mort ne frappe pas au hasard, elleprend une âme dans son Royaume quand celle ci a accomplit sa mission sur Terre. Notre avenir est tracé, et si tu es venue ici et que tu en ressortiras les joues roses et le coeur battant c'est que tu dois transmettre ce que tu as vu ici-bas.
J'ai monopolisé la parole jusqu'à maintenant, je la laisse à présent à qui veut..."
Personne ne dit un mot.
Milouse miaula. Mon cher et tendre petit chat. Lui qui était mon confident avant cet accident stupide. Je pouvais le toucher, le carresser, jouer avec lui! Oh mon Dieu, mais que de joie! Sami d'un air triste s'avança vers moi et me confia "Moi aussi, j'aurais donné beaucoup pour mieux te connaître!"

J'étais si émue que la Mort me demanda de faire demi-tour, qu'effectivement, mon heure n'était pas venue. Je me dépêchai d'embrasser toutes ces personnes, si bonnes avec moi, si compréhensives, si chères à mon coeur. Et je partis. La tête haute, sans même me retourner. Mais ce couloir que je voyais tout à l'heure mi-lumineux, mi-obscur, me semblait plus brillant que jamais, comme si une infinité de diamants resplendissaient grâce aux rayons du soleil qui passait pas les quelques fissures du plafond.

Mes yeux s'ouvraient bien malgré moi. Les milles diamants faisaient peu à peu place à un décor d'albâtre où l'on pouvait voir des dessins d'enfants heureux. L'un d'eux représentait un arc-en-ciel qui se finissait par des pics, on pouvait lire des dates. Plus les dates avançaient dans le temps, plus on remontait vers le sommet de l'ar-en-ciel. Au sommet de celui-ci, on pouvait lire "Merci" accompagné d'un petit soleil.
Je devais être dans un hôpital. A cet instant arriva Caroline. Elle aussi connaissait Sami, Thibault et Benjamin. Sa prmière parole fut d'une intonation grave : " Ton coma était profond, on a eu peur! ". Je lui expliquai alors comme j'étais bien, moi. A la fin de mon histoire elle me dit: "On en a tous rêvé, tu l'as vécu! "










Première histoire que j'ai écrite après l'accident de trois garçons d'environ mon âge qui sont mort en avion.






Pour vous mes amis.

# Posté le mercredi 14 janvier 2009 08:34

Modifié le lundi 02 février 2009 15:07

Un jour nous serons responsables!

Un jour nous serons responsables!
Dolomieu, le 8 novembre 2008.





Je n'aurais jamais parlé de cette histoire à quelqu'un si elle n'avait pas tourné aussi rapidement au drame.
Il y a cent-huit ans, naquit mon arrière grand père. Eugène était notaire dans le village de Dolomieu. Sa maison était aussi son lieu de travail. Il avait son étude et sa salle d'attente. Il eut en 1943 une fille du nom de Floriane. Le village, n'ayant pas de collège, elle partit en internat à l'âge de dix ans. La maison de mon arrière grand père était sobre. Grise d'extérieur, on lui donnait facilement cent ans. Elle avait autrefois appartenue à un homme d'Eglise. C'est du moins l'explication que nous ont donné nos parents quand nous leur avions demandé d'où venait la croix sur le mur. Avec son toit dauphinois, on la voyait de loin dans la village. Elle était entourée de trois champs qui portent à présent les noms de champs du Nord, champs du Sud et autrefois le champs de l'Est existait. La maison, si bien entourée, ne pouvait être approchée sans une allée. Cette allée était bordée de huit sapins à droite, huit sapins à gauche. Il y a peu de temps, Ils étaient grands d'une dizaine de mètres chacun et s'étendaient jusqu'à la route. Ils furent longtemps impressionants.
Lorsque ma grand-mère se maria avec Aniello, italien de nature, elle mit peu de temps après Franck au monde. Il était d'une caractère ferme et décidé. En 1966, arrivèrent Marc et Eric, des jumeaux complices mais adversaires. La petite Irène, née en 1968 fut la première a avoir un enfant, Cédric, en 1989. Frédéric fêta ses dix ans en l'an 2001 et Alexandre a sensiblement mon âge. Franck n'eut que deux enfants : Johann, né en 1990 et Célia, de trois ans mon aînée.Née en 1995, je suis la fille d'Eric et mon petit frère Matthieu a deux ans de moins que moi.
Cédric, notre plus grand cousin, ne connut jamais le champs de l'Est car une école maternelle y fut rapidement construite.
Comme notre grand-mère et nos parents, nous apprîms tous à faire du vélo dans cette allée. Notre enfance ne me revient en mémoire que dans le champs du Nord où nous jouions, dès qu'il faisait suffisament chaud, à la guerre avec Cédric, Johann et Frédéric. Les cousins étaient divisés en deux groupes : les grands (Cédric, Johann et Frédéric) et les petits, nous, comportant Célia, Alexandre, Matthieu et moi. Nous étions autrefois constamment en rivalité, et pour jouer à la guerre, pas question de se mélanger!! Nous devions sauver notre honneur de petits!
Un beau jour d'été, Matthieu et moi avions découvert la cabane que Célia et Alexandre avaient trouvé, puis arrangée alors qu'ils jouaient à la guerre contre les grands. Cette cabane devint notre raison première d'aller à Dolomieu. Les repas de famille devinrent rapidement un simple prétexte pour aller dans la cabane. Eté comme hiver, nous passions des journées entières à l'entretenir, rajouter des marches par-ci, ajuster la table par-là. Les grands, jaloux, s'en étaient eux aussi trouvés une, plus petite il est vrai, mais mieux placée comme point stratégique (encore pour nos guerres). Ils cherchaient souvent à nous piquer la nôtre qui était plus facile d'accès et plus confortable.
Un beau jour d'été, alors que nous allions prendre soin de notre cabane à Dolomieu, nous ne vîmes pas les arbres qui annonçaient l'entrée de la demeure. A la place, une horrible terre marronnasse, mouillée, pâteuse, tout ce qu'il y avait de plus dégoutant se présenta à nous. Matthieu et moi fûmes horrifiés d'un tel massacre! On apprit par la suite qu'ils avaient abattus ces 4 ou 5 pauvres arbres pour construire un pauvre parking. Ca tombait sous le sens, celui déjà construit ne suffiait pas. C'était déjà le deuxième champs dont il ne restait plus rien. Tout ça pour construire un parking pour tous ces petits vieux! Je m'emporte mais la cause est justifiée, la cabane des grands a évité de peu à son extermination.
Le premier parking construit n'était pas adéquat, la montée qui montait à l'église (Oh mon Dieu! Une montée, ça monte!! C'est pour ça que ça ne plait pas aux petits vieux et aux petits jeunes!!) montait trop! Ils ont donc construit un parking à la même hauteur que l'église. Si seulement ça avait pu en rester là...
On réussi vite à apprendre à vivre avec ce parking et nous avions même réussi à nous amuser dessus. Il y est plus simple d'y faire du vélo. On fit même un jour une chorégraphie à vélo dessus!!
Les parking devint un élément normal pour nous, il n'aurait jamaisdû l'être!
Ce n'est que récemment que nous apprîmes la dernière "excentricité" de nôtre grand-mère. Elle a encore vendu une parcelle de champs du Nord contre un champs inutile au Sud-Est! Et cette fois-ci, nous avons, malheureusement, pu constater que la cabane des grands y passait! Ils vont construire une nouvelle cantine car il y a une nouvelle classe de vingt-cinq élèves dans l'école primaire et il ne doivent pas savoir que l'on peut faire deux services dans une cantine! Le week-end précédant le 15 novembre 2008, nous avons pris des photos des sapins morts, des souches, de ce qu'il reste de notre enfance. La cabane perdue est perdue à jamais. Notre champs ne vaut plus rien. Notre enfance a disparue pour le caprice d'adultes vils. Ces arbres sont morts, nous ne tarderons pas.
Le progrès a-t-il des limites?
Devons-nous nous soumettre à la volonté d'adultes inconscients?
Pourquoi tuer des arbres qui ont vu grandir TROIS générations?
Pourquoi l'homme parle-t-il d'écologie quand il ne sait même pas sauver un champs?


Où va le monde?



Tiré d'une histoire vrai. Et si parfois, vous pouvez trouver ça ridicule, voir même pathétique. Mais comme il a souvent été répété, cet endroit est pour moi magique, vraiment!! Je peux vous le jurer! Ne serait-ce qu'en abordant le sujet, les larmes me viennent, je ne me force pas pour faire "style"; non, non, c'est du vrai. Je ne sais comment vous prouver que ce que je dit là est vrai. Ce que je dit, je le pense, une fois de plus, je ne fais pas "style". La douleur, elle, est là, bien ancrée, bien profonde. Douze ans de ma vie gachés.
Vive le progrès...?



Marion.

# Posté le dimanche 01 février 2009 15:29

Modifié le mercredi 04 février 2009 15:33

Jeanne

Jeanne
Alexandre, Matthieu et moi, à Dolomieu, le 31 mai.
Tout est fictif, mais le fond est bien réel. Je pense à toutes ces personnes qui sont mortes dans l'anonymat et qui ont sauvé l'honneur de le France. Je pense à tous ces américains, mort pour un pays dont ils ne soupçonnaient pas l'existence.
Je pense à tous ces jeunes qui ne connaissent pas leur histoire, Notre histoire. A tous ceux dont la reconnaissance envers ces hommes est inexistante. A tous ceux qui ne se doutent pas des sacrifices qui ont été faits. A tous ces ignorants qui traitent les soldats de fous. A tous ceux qui resteront minables à jamais par leurs esprits.
Moi je le dit, et le clame:
Merci à vous, Messieurs sans qui nous ne serions pas! Merci!!










Juin 1943

La cloche venait de retentir. Comme toutes ses amies, Jeanne rangea ses affaires, sagement. C'était la dernière fois de sa vie qu'elle voyait cette classe, elle l'espérait. Tout était prêt, ce soir elle fuguerait de son internat. Elle retoruna jusqu'à sa chambre. Mélanie, la fille avec qui elle partageait sa chambre, et par la même occasion, sa meilleur amie, l'attendait. Elle la regarda ranger ses affaires en silence. Jeanne semblait prête et déterminée. Elle lui avait déjà parlé de son projet et Mélanie acceptait de la couvrir. Cela n'allait pas être simple pour cette dernière, cacher la disparition de son amie allait s'avérer difficile avec le nombre de surveillants qu'il y avait dans cet établissement...
Jeanne était prête. A son dos un baluchon avec une ration, du pain et quelques vêtements.Le voyage serait rude, la gestapo veillait. Mais après tout, le QG n'était qu'à un kilomètre de là. Dans ce petit internat de Chimilin, Jeanne, 16 ans, avait décidé de rejoindre la résistance française. Son père était mort au combat, sa mère décéda lors de la naissance de sa troisième fille. Sa tante qui l'avait recueilli, l'avait directement placé dans ce "foyer" (mot utilisé par les personnes ne connaissant pas vraiment le fonctionnement de la maison). Jeanne ne supportait plus l'ambiance qu'il y régnait. Elle fit une dernière bise à Mélanie, lui fit ses adieux, et sauta de la fenêtre du deuxième étage.

***


Jeanne s'en allait, depuis tout ce temps je savais que personne ne l'aurait jamais empêché de les rejoindre. Ce sentiment de soulagement, qu'elle y soit enfin parvenu était magré tout, entrecoupé par ma peur pour elle. Les boches étaient partout après le couvre-feu, j'espèrais qu'elle ne se fera pas prendre...

***


La fraicheur de la nuit la rassurait. Jeanne se sentait prête à tout en cette journée de juin.



Juin 1944

-Didier!! hurla-t-elle, j'ai la 101ème au téléphone!!
-Bon boulot jeune fille, c'est super!! Jeanne, tu es vraiment à ta place ici!!
-Merci, répondit-elle, j'ai eu du mal...!
En disant ceci la jeune fille se remémorait la soirée de juin où elle avait osé fugué l'année précédente. Elle était drôlement fière d'elle, ça, on ne pouvait pas le nier.
-Arrête de sourire princesse, et va me dire où en sont les fritz avec leur mur de l'Atlantique.
-Mais tu le sais très bien!!
Didier, un jeune homme d'une trentaine d'années avait pris Jeanne sous sa protection dès son arrivée. Pour ce dernier, elle était tombée du ciel, comme un miracle au moment les effectifs venaient à manquer. Les autres ne l'appréciaient guère, tout ce qu'elle entreprenait était une réussite assurée. Malgré tout, elle devint vite un membre à part entière de l'équipe qu'ils formaient. Jeanne avait conscience de tout ça. Mais elle restait impassible face aux remarques désobligeantes des autres.
-Branle bas de combat!! On est entouré d'Allemands, il y en a dans tous les champs!!
-Préparez les armes!!
-Jeanne, va te planquer, lui chuchota Didier, ça va être chaud!
-Jamais, je reste, je me bats, et je meurs si je dois mourir!
-Jeanne, sois pas stupide...
-Arrêtez vos chamailleries tous les deux, on a pas le temps, les interrompis une voix.
-Il a raison, reste si tu veux, mais ça va être dur.
-Pas de soucis, répondit Jeanne plus déterminée que jamais.
Les balles fusaient de toutes parts. Jeanne semblait impressionnée. La première attaque depuis un an! D'un geste simple mais efficace, elle prit une arme, se posta près d'un point stratégique, et commenca à tirer...
-Des paras!! Couvrons les!! C'est du renfort, les Alliées!!
Jeanne tira de plus belle. Tout ce que son arme lui permettait, elle le faisait. Dans la maison un bruit se fit entendre. Les regards se tournèrent. Un soldat américain était là:
-Hi boys!!... and girl!! I'm here with my company to help you. What can I do?
-Can you speak french? lui demanda un homme.
-Oui, mais je parle pas très bien.
-Pas de problèmes!
-Je suis capitaine Johnson, 82è divison aéroportée. Deux hommes à moi sont en bas. They're waiting for me. Je dis de monter?
-Oui, discrètement.
-Ok. Come on boys!!
Deux soldats arrivèrent aussi vite que possible. Ils aidèrent ce petit groupe de résistant à liquider tous les Allemands qui étaient présents dans les champs.
Après une heure de calme, les Allemands revinrent, d'autres, des qui ne connaissaient pas cette maison ni leur occupants. Les soldats déplièrent les tentes dans tous les champs. A l'intérieur de la maison, le petit groupe se dépêchait de cacher toutes les armes et de se changer en famille normales. Seuls Didier, Jeanne, Johnson et ses deux hommes étaient encore présent, les autres étaient tous morts. Leurs corps étaient comme toutes les dépouilles: cachés derrière des buissons.Leur plan était le suivant: Johnson serait le frère de Jeanne et Dider serait leur cousin. Les deux soldats feraient office de maîtres de maison.
Les généraux allemands sonnèrent. L'un des deux soldat vint leur ouvrir. Ils entrèrent, demandèrent où se trouvait les chambres où ils logeraient. Ils n'étaient que trois. Le deuxième soldat américain arriva, et les généraux se laissèrent guider. Ils se présentèrent aux maîtres de maison (Johnson et Jeanne). Puis, ils s'installèrent dans leurs chambres respectives. Johnson, Didier et Jeanne se hâtèrent de déballer les armes, ils devaient absolument éliminer ces allemands.Discrètement, une fois la nuit venue, Didier et Johnson s'infiltrèrent dans les chambres des généraux et les tuèrent, sans un bruit. Ils avaient laissé Jeanne dormir. Ils souhaitaient lui épargner un tel massacre.
Dans la matinée, les soldats ne voyant pas leurs supérieurs revenir décidèrent d'attaquer la maison. Johnson s'était préparé à cette éventualité. Il avait prévenu sa compagnie, qui devrait arriver en renfort vers 10 heures, voir 10 heures 30. Toutes les armes étaient prêtes à servir. Eux se tenaient aux aguets, ils ne pensaient pas tenir très longtemps, de plus ils n'avaient que très peu de munitions. Les allemands avaient défoncé la porte d'entrée, ils montaient comme des barbares!!
Tout se passa très vite. Johnson tirait. Didier aussi. Jeanne, ne tuait pas pour se défendre. Elle sauvait l'honneur de son père. Les munitions vinrent à manquer. Johnson ordonna d'enfourcher les baillonettes. Ils lui obéirent. Le massacre fut sanglant malgré l'aide de la 101ème Compagnie qui était arrivée au bon moment. Il n'y avait plus un allemand vivant. Didier était indemne. Johnson non. Il avait un épaule ensanglantée! Jeanne était tétanisée au milieu de tous ces cadavres. Elle hurla et sa peur disparut. Elle se mit à sauter au dessus des corps afin de ne pas les salir plus qu'ils ne l'étaient déjà et rejoint Johnson. Celui-ci suffoquait. Elle le transporta avec l'aide de Didier sur un lit qui semblait avoir été épargné. Elle nettoya sa blessure, la pansa. Elle parlait, il fallait le tenir éveillé, elle n'aurait jamais supporté sa mort.
-Comment c'était chez toi, avant? se risqua-t-elle.
-Avant, il semblait revivre, avant c'était le bonheur. Je vivais dans une petite ferme avec ma femme et mes bêtes, j'avais cinq cochons, et plein de poulets, je vivais grâce à eux. C'était le bon temps. Et puis mon père est arrivé, m'a envoyé à mon service militaire. Je n'ai jamais voulu le faire, mais je m'y suis plu. Je me suis rengagé. Je ne savais pas qu'une guerre se préparait, surtout que Nous, les américians, nous n'aurions jamais du mourir pour les européens, c'est trop injuste! Voilà deux ans que je me bats pour vous, et rien! Rien, rien, rien!! Toujours rien! Pas la moindre reconnaissance. Nous nous battons a vos côtés; nous mourrons avec vous. Combien de français ont été médaillé? Tant... Tandis que nous, les américains, nous sommes ici pour une cause juste, pas besoin de nous médailler après tout. c'est injuste, injuste, injuste...!
Sur ce, Johnson fut emmené par ses collègues qui le déposèrent dans une jeep qui l'emmena loin. Jeanne lui avait glissé son adresse, celle de Didier, dans sa main, elle espèrait qu'elle aurait droit à une lettre une fois le soldat rétabli, chez lui.




25 juin, 1946


....................................Ma chère Jeanne,

....................................Voilà déjà deux ans que je ne t'avais pas parlé. Comme le temps passe vite. Comme tu peux le voir, j'ai amélioré mon français! J'aimerai tant que tu viennes chez moi dès que tu le pourras, c'est vraiment chouette ici. Mes cochons sont au moins un quinzaine et j'ai deux beaux garçons, des jumeaux. Si tu savais comme le bon vieux temps me manque. Me battre à vos côtés a été une très chouette expérience.
Dis moi quand tu pourras venir me rendre une petite visite, si tu le veux reste chez moi. Mais je pense que maintenant que tu as dix-huit ans, tu as déjà un fiancé et tu vis avec lui. Je n'en doute pas, tu es très douée pour nous avoir, nous les hommes.
Lorsque je t'ai quitté il y a deux, je n'avais pas senti ce petit bout de papier que tu avais du préparer longtemps à l'avance tellement l'écriture était appliquée. Je pensais rester en France, pour me battre. Mais le destin en a décidé autrement, j'ai du être rapatrié. Vois tu, il me l'ont donné ma médaille, mais je n'en ai pas voulu, en réalité, je ne me battais pas pour avoir une certaine reconnaisse, mais pour vivre comme j'aime: vivre en ne sachant jamais comment sera demain, en ne sachant pas si il y aura un demain.
Répond moi vite s'il te plait. J'ai hâte de savoir où en est ta vie et celle de Didier, très bon compagnon de combat, tu le lui diras, promis?
xxxxx
Johnson







10 juillet, 1946


....................................Johnson,

....................................C'est moi, Didier qui te répond. Jeanne est partie de chez moi depuis fort longtemps. En effet, elle aurait pu venir s'y reposer tranquillement. Au lieu de ça, elle est retournée au combat deux semaines plus tard, dans une autre branche de la résistance française.Elle voulait se battre encore. Deux jour plus tard, j'ai appris par un courrier qu'elle s'était fait arrêter par les allemands en allant poster une lettre pour moi. Ils l'ont torturée pour lui faire avouer où se trouvait les résistants. Cette brave petite n'a rien dit. Elle s'est suicidé. Elle avait été gravement blessée, mentalement comme physiquement. Elle a reçu une médaille à titre posthume. Aujourd'hui, elle est avec son père.
Désolé de t'apprendre ceci aussi froidement, mais je pense que c'est la meilleur solution.
Bien amicalement,
Didier.

Johnson regarda par la fenêtre, les yeux scintillants. Il pleurait.



# Posté le dimanche 24 mai 2009 15:18

Modifié le jeudi 11 juin 2009 15:40

_______________________Projet en cours de production

_______________________Projet en cours de production
En ce moment, je suis en train d'écrire :



Marina est une collégienne comme les autres.
En classe de 4°1,
avec sa meilleur amie Cécilia ainsi que trois autres garçons
de sa classe,
elle va passer plus d'une semaine
au comble de l'amusement et de la découverte.
Ils doivent à tous prix gagner le gros lot, mais pour ça,
ils devront vivre un maximum de temps dans leur collège,
avec pour seul moyen de survivre leur sens naturels.
Que se passera-t-il durant son séjour dans son collège?
Arriveront-ils à tenir?



Vous le saurez en lisant "Un Week-end au collège"



Elle fait déjà 2 copies doubles et minimum une troisième.... Mais je pense qu'elle fera plus cette histoire, je me lâche ^^

# Posté le mardi 10 février 2009 15:19

Modifié le dimanche 08 mars 2009 16:22